Le Minotaure d’Oran

Oran était pour moi une destination à la fois familière et inaccessible, imprégnée des échos de mon histoire familiale. Cette ville, loin des circuits touristiques saturés, conserve une authenticité rare, une atmosphère à la fois familière et étrangement mystérieuse. Dès que j’y mets les pieds, tout semble curieusement connu. Ce "petit Paris", comme certains l’appellent, dévoile ses charmes dans ses avenues, ses bâtiments, et son architecture unique. Camus comparait Oran à un labyrinthe, comme celui du Minotaure, avec ses ruelles tortueuses où l’on pourrait se perdre et tomber sur la créature mythologique.

Oran, malgré sa proximité avec la mer, reste tournée vers l’aridité du désert, gardant une dualité entre civilisation et nature sauvage. En sortant de la ville, je suis frappé par la lumière crue du Sebkha, ce lac salé asséché. J’y découvre des vastes plaines vallonnées qui s'étendent à perte de vue, et par une côte sauvage aride, contrastant avec l’agitation urbaine. Ces paysages me montrent la beauté brute et indomptée de l’Algérie.

En explorant cette ville peu médiatisée, je retrouve le plaisir du voyage avant les réseaux, sans les attentes modelées par les images omniprésentes en ligne. Mon esprit est vierge de toute influence.

The Oran Minotaur

Oran was for me a destination that was both familiar and inaccessible, imbued with the echoes of my family history. This city, far from the saturated tourist circuits, retains a rare authenticity, an atmosphere that is both familiar and strangely mysterious. As soon as I set foot there, everything seems curiously familiar. This "little Paris", as some call it, reveals its charms in its avenues, its buildings, and its unique architecture. Camus compared Oran to a labyrinth, like that of the Minotaur, with its winding alleys where one could get lost and come across the mythological creature.

Oran, despite its proximity to the sea, remains turned towards the aridity of the desert, maintaining a duality between civilization and wild nature. Leaving the city, I am struck by the harsh light of the Sebkha, this dried-up salt lake. I discover vast rolling plains that stretch as far as the eye can see, and by a wild arid coast, contrasting with the urban hustle and bustle. These landscapes show me the raw and untamed beauty of Algeria.

By exploring this little-publicized city, I rediscover the pleasure of travel before networks, without the expectations shaped by the omnipresent images online. My mind is free of any influence.

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